mardi 24 février 2009

Chap. 16


Ce n'est pas en perfectionnant la bougie que les humains ont inventé l'électricité.
Les Américains ont élu un descendant d'esclave pour guider leur peuple en pleine décadence. Comme un dernier sursaut avant l'extinction de la civilisation occidentale. Quelle grande leçon d'ouverture d'esprit (les Chinois, eux, ne sont pas prés d'élire un Noir à leur tête !). Les Etats-Unis, qui ont fondé leur puissance sur l'écrasement systématique des plus faibles et des minorités. Eux qui ont fait éclore l'ignominie sur la planète. Eux – et leurs vassaux occidentaux - qui sont responsables de l'état de désolation qui s'étend de part et d'autre de la Terre. Les Etats-Unis du capitalisme outrancier à l'origine directe de la catastrophe écologique en marche et de la misère sociale omniprésente d'un pôle à l'autre. Eux qui avaient devancé les lois de Nuremberg ou les bases sociales d'Afrique du Sud pour instaurer l'apartheid et la hiérarchie ethno-sociale. Eux qui nous gonflent avec leur 11 septembre bien anecdotique en comparaison avec les millions de morts que leur hégémonie tyrannique a engendré au cours des siècles. Le génocide des amérindiens. Hiroshima. Le plan Marshall pour mieux vendre le Coca-Cola et éviter de perdre une zone d'influence (et certainement pas pour une quelconque autre raison). Que de lieux communs, certes. Amerika, Amerika, terre de rêve, terre de cauchemar, terre de paradoxe. Le jazz, le blues, conséquence de l'esclavagisme. Neil Armstrong qui joue au golf sur la Lune, après avoir débarqué d'une fusée concue par un nazi. Eux qui saccagent la vie sur Terre et qui vont devenir au XXIème siècle les leaders des biotechnologies (car cela est économiquement profitable). Eux qui révolutionnent une civilisation, sans le savoir, en développant Internet, à des fins militaires à l'origine.
Je chie sur cette nation nuisible tout en criant à son génie.
Les lois naturelles qui régissent la vie vont entraîner la disparition de ce système dont ils ont été l'emblème et, historiquement, le modèle occidental aura l'écho d'une expérience brève dans le cursus de l'humanité. Guère plus long que le soviétisme ou l'utilisation du fax dans les communications. Une tentative de l'animal humain pour trouver un équilibre. Un balbutiement dans son évolution. L'harmonie n'est pas pour demain. C'est bientôt au tour de l'Orient de guider l'Humanité pour quelque temps, dix ans, un siècle, mille ans. L'échec se profile déjà.
Ce n'est pas en perfectionnant la bougie que les humains ont inventé l'électricité.

lundi 20 octobre 2008

Chap. 15

La microseconde qui succède à l'éjaculation, j'ai l'impression – très furtive – d'avoir un cancer généralisé en phase terminale. Ou d'être transformé pour un infime instant en une bulle à la composition chimique d'un gaz qu'on ne trouve que dans des galaxies phosphorescentes situées à des siècles-lumières du soleil. Puis, aussi vite, je me rapproche du système solaire où je me laisse flotter parmi les astres en fusion, baignant dans la béatitude cotoneuse de la volupté charnelle.

vendredi 3 octobre 2008

Chap. 14


Les secondes qui précèdent l'éjaculation sont un voyage cosmique qui mène sur les rives d'un fleuve sacré à l'onde orange et tiède, aux portes d'un palais magique et fleuri. On y cotoye des anges surgis d'un fragment ancestral et intemporel du passé; en un instant, l'esprit retourne dans ses errances pré-foetales, en des sphères immatérielles.
En un éclair, je vois des étoiles de cristal exploser en toute séreinité et se métamorphoser en ouate suave aux reflets aveuglants. Je marche dans la forêt, au-dessus des arbres.
La gravité n'a plus d'effet.

mercredi 24 septembre 2008

Chap. 13

J'ai une vision.
Homo sapiens sapiens 2.0.
Je perçois l'Homme sous une perspective macroscopique. Je m'extrais de mon enveloppe d'animal cloisonné dans ses modèles stéréotypés. Je me perche sur une étoile oubliée, au milieu du désert cosmique où plus un son ne parvient, où les sens terrestres sont inutiles; et je me penche sur les gesticulations biologiques de notre planète, tel un empiriste savant l'oeil rivé sur la lunette de son microscope à balayage électronique. L'Homme est l'animal dominant actuellement sur la planète Terre. Depuis la macération originelle qui a vu éclore la vie sur le globe, de façon improbable et miraculeuse, jusqu'à notre ère numérique, il n'a cessé de s'adapter, avec un sens de la survie si grand qu'il a su compenser son extrême vulnérabilité physique.
Aujourd'hui, l'espèce humaine semble vivre une mutation à situer au même niveau – voire à un niveau supérieur - que l'apparition du langage, de l'écriture, de la sédentarisation ou que l'invention de la roue ou du chauffe-tasse USB. La dimension numérique de notre civilisation s'inscrit dans un processus de métamorphose biologique, tout comme la capacité de tisser sa toile chez l'araignée est intégrée dans ses gènes. La révolution industrielle amorcée au XIXème siècle – histoire de ne pas remonter à homo ergaster ou Gutemberg - , puis la révolution capitaliste démarrée après-guerre a mené notre espèce – elle-même dominée en son sein durant ces périodes par l'homme blanc occidental – a accomplir la révolution numérique. Celle-ci a engendré une uniformisation, du moins à brève échéance, de l'humanité. On a souvent nommé ça la mondialisation, même si ce lexique a souvent des échos économiques. Or, les grandes avancées de l'homme ont toujours eu une assise économique. Sa domination avérée actuelle sur les autres organismes vivants de la planète a pu s'installer par ces facteurs, l'économie induisant une organisation structurelle, une anticipation et une analyse. L'économie répond aux nécessités psychologiques de l'instinct de survie.
Je vois l'homme comme une bactérie. Plus complexe biologiquement, mais organisme vivant mué par les mêmes contingences physiques que l'amibe, le ficus de ma pulpeuse voisine ou son chat. Une bactérie. Ou, mieux, un virus. Se reproduisant inlassablement, guidé par l'obsession de perdurer, sans se poser vraiment de questions quant à cet aspect des choses. C'est évidemment à cause de nos instincts de survie que le sexe est devenu au fil des générations successives une chose si agréable.
Nous sommes une infime partie d'un tout, tels les cellules d'un organisme vivant. Comme le virus, nous combattons l'hostilité des éléments environnementaux en mutant et en nous adaptant. Dieu est en nous, nous sommes Dieu. Nous sommes un maillon d'une machine transgénérationnelle vouée à l'expansion et la reproduction. La domination comme moteur de survie. « la meilleure défense, c'est l'attaque » disait Aimé Jacquet, grand penseur dans sa catégorie. « Durcis ton jeu, Robert! » assénait-il également à Robert Pirès en l'an 1998 de l'ère chrétienne. Tout ceci n'est pas sans rapport avec le thème de ce texte. Ce besoin d'évolution constante et de propagation aveugle et obsessionnelle, l'humain l'a au cours des temps mis à jour par le biais de quelques-uns des plus névropathes de ses congénères – du moins ceux qui ont pu s'exprimer – tels que Julius Caius Caesar ou Adolf Hitler. Ils voulaient – inconsciemment – imposer leur image comme modèle pour l'espèce humaine, celle-ci tâtonnant encore quant à se définir dans ses mutations. Leurs biais outrageusement bestiaux n'étaient que le reflet d'un aspect de nos mécanismes de défense et de développement biologique. Adolf est en nous, nous sommes Adolf !
L'homme est le cancer de la planète. Soit la nature l'expulsera avant qu'il n'ait éradiqué toute forme de vie à la surface de la Terre, soit il saura se détourner de ses soifs de destruction névrotique et de nuisance pathogène, en grand animal génial et bourré de ressources qu'il a su être au fil des âges.
Toute cette alchimie en gestation mènera peut-être un jour à l'Etre fini, probablement asexué, synthèse de toutes les formes – ethniques ou sociales - qu'a pu endosser l'humain. L'homme abouti n'aura plus de nation (qui apparaîtra bien vite comme un vil reliquat de pratiques tribales), la société sera égalitaire, toute hierarchie autoritaire étant anxiogène et facteur de violences (ce qui nuit en toute logique à l'évolution positive de l'espèce) et il intègrera physiquement des paramètres numériques.
Personnellement, je considère déjà mon PC comme une annexe de mon cerveau.
Homo sapiens sapiens 2.0.

Chap. 12


trouvé dans la revue Historia, spécial Dracula,avril 1979>


Moins de trente ans plus tard, les humains avaient trouvé avec internet un moyen plus efficace de rentrer en relation, que ce soit à des fins d'avoir "une chance de plus de réussir son mariage" ou de forniquer sur catalogue tels des diablotins lubriques partouzant fiévreusement parmi les flammes acides de la Géhenne.
L'accroche "la vie: regardez-la à deux" me fait penser à ce passage d'un documentaire vu sur Arte consacré à la notion de sentiment amoureux au travers des cultures. On y voyait un couple d'austères nippons vivant dans un respect strict des traditions japonaises. Leur mode de vie induisait une totale retenue dans l'expression de l'amour qu'ils se portaient éventuellement. Par exemple, les parents dont la famille servait d'illustration à cette manière d'appréhender les rapports affectifs au sein du cercle familial n'embrassaient jamais leurs enfants et toute manifestation d'amour était taboue. Lorsque la journaliste les interrogeat sur la façon qu'ils avaient - s'ils en avaient une - de montrer l'amour - supposé - au sein du couple, l'homme, aussi funky que Leonid Brejnev en descente de MDMA par -25° en périphérie de Vladivostok, expliqua : selon lui, l'amour ne devait pas être une chose publique (et ce point de vue est tout à fait respectable) mais s'affirmait lorsque, en amenant leur fils au base-ball, le samedi après-midi où il pouvait un temps s'extraire à la servitude dévouée de son poste dans une usine de montage de composants électroniques, le couple, au volant de sa Toyota, regardais la route. Il expliquait que regarder dans la même direction était la plus grande manifestation de leur amour.
L'homme est définitivement un animal névrosé.

mardi 9 septembre 2008

Chap. 11

Sébastien était à fond de coke. Dès le premier jour où je l'ai vu j'ai suspecté chez lui une homosexualité refoulée. Sa façon de parler, de s'habiller, de parler des filles qu'il n'arrive pas à baiser. Son attitude. Il a carrément rougi une fois que je lui disais en toute discrétion, tandis que nous buvions un café en terrasse et que je profitais que C. soit allée aux toilettes : «cette fille est un tsunami, au lit. On dirait que son seul but est de rendre ma bite heureuse !». Le voyant géné, j'étais resté interloqué et je m'étais abstenu de développer mon argumentaire qui allait bifurquer sur l'évocation de l'anectode de la fois où elle m'avait sucé au cinéma, quelques jours avant. On était allé voir «les Promesses de l'Ombre» de David Cronenberg et j'avais éjaculé dans sa bouche, je me souviens, alors que Viggo Mortensen plantait un couteau dans la nuque d'un gars de la mafia russe. J'avais connu C. au détours d'un tchat sur meetic et Sébastien était son voisin depuis des années. Cela faisait des mois que je ne les fréquentais plus, ni lui, ni elle, lorsque je fis ce rêve étrange. Nous étions dans une fête, l'été. Une piscine. De la coke. De l'herbe. Des gens. Des papillons fluorescents. Blonde Redhead («I Still Get Rocks Off» pour être exact) en fond sonore. Des filles outrageusement sexy. Sébastien à fond de coke. En un instant, plus personne à la fête, juste lui et moi, au bord de la piscine, torses nus. La musique, comme un filet saturé de fréquences médium, semble désormais sortir d'un petit transistor-radio, comme celui qu'utilisait ma grand-mère pour écouter son tiercé. Sébastien a l'air d'être dans une sorte de transe. Je crois qu'il a gobé une pilule, aussi. Il veut que je le suce. Il a déjà sorti sa bite démesurée et en érection et la branle en douceur, le regard implorant que je le soulage moi-même. Je suis mal. Cependant, je m'apprête, avec dégoût, à m'occuper de lui lorsque, surgie de nulle part, C. prend sa bite en bouche et commence à lui délivrer une pipe gloutonne dont elle maîtrise tous les aspects. Je bande. Sébastien devient écarlate lorsqu'il jouit dans un râle efféminé. C'est du sang qu'il éjacule. C., je ne sais pas comment, réussit à attraper la semence dans un verre qu'elle lui tend et qu'il boit avec avidité. C. se tourne vers moi avec un regard lubrique. Il lui en faut encore. Elle a soif de bite, c'est ce que ses yeux me disent, et, lorsqu'elle commence à me sucer, un éclair semble me traverser les boyaux. Je me réveille en sursaut. M. est en train de se livrer à une fellation matinale sur ma personne. Je l'avais oublié, celle-ci. Pourtant on avait passé, la veille même, une soirée mémorable en terme de volupté. Elle a, il faut dire, le plus beau cul d'Europe occidentale.
Sur la table de chevet, deux mugs de café noir répandent une fine fumée qui brouille légèrement le filet de rais de lumière inondant la chambre de photons dorés, tel la promesse d'une naïve félicité.

"It's gonna be a glorious day..."

lundi 30 juin 2008

Chap. 10


Ce week-end, afin de fuir l'étouffante chaleur de ce début d'été languedocien, nous sommes allés, avec Virginie, planter une tente sur le Causse du Larzac. L'air y est plus frais, même si avec Virginie l'atmosphère a vite tendance à devenir, en toute circonstance, incandescente, surtout au niveau du bas-ventre. Mais je ne vais pas me laisser tenter à narrer, sous la forme d'une fable érotico-bucolique, la teneur de nos ébats lubriques.
Elle avait amené 'Leviathan' de Paul Auster, et, alors qu'elle lisait, elle me demanda si je connaissais un mot qu'elle rencontra en ces pages : « pogrom ». Je lui expliquai vaguement le sens (violences perpétrées en Russie tsariste à l'encontre des populations juives, un genre de génocide à la bonne franquette, en somme, du moins dans l'esprit). Au détour d'une autre conversation, je fus amené à lui apprendre un autre mot : « blow-job ». En argot US, il s'agit (pour ceux qui n'auraient jamais traîné sur movieshark.com ou autres sphères pornophiles du web) d'une pipe, une fellation. Bien qu'elle soit Prix Nobel de Pipe, elle ne connaissait pas le terme en anglais. Plus tard, tandis que la nuit pétillante d'étoiles filantes s'installait dans le ciel d'encre des vastes plateaux de calcaire jurassique du Larzac, nous évoquâmes cet enrichissement de son lexique. De prime abord, pogrom et fellation ne se rejoignent pas vraiment. Il semble indécent ou pour le moins déplacé d'associer de tels mots. Pogrom/blow-job, Auschwitz/sodomie, taliban/orgasme ou encore génocide rwandais/éjaculation faciale. Or, en y réflechissant bien, tout ceci converge vers une même logique consubstancielle à la condition humaine et ses mécanismes macro-psychologiques complexes. La propension à la destruction inhérente à l'humain et l'instinct sexuel sont inscrits dans nos ressorts psychiques. C'est ce que j'appellerais le syndrome de Delenda Carthago Est. Caton l’Ancien (234-139 avant JC) terminait systématiquement ses discours devant le Sénat à Rome par cette sentence, et ce, quel qu’en soit le sujet. On peut la traduire par Carthage doit être détruite. L’expression, devenue maxime latine, s’utilise pour évoquer une idée fixe, que l’on poursuit avec acharnement et obstination jusqu’à sa réalisation. Il se servait de ce leitmotiv devant les craintes que lui inspirait le redressement économique de Carthage. De fait, Carthage a été détruite après un siège qui s’est étendu de 149 à 146, à l’issue de la IIIe Guerre Punique.
Nous vivons une époque où semblent résonner en permanence des delenda Carthago est. George W. Bush et son acharnement monomaniaque et aveugle à instaurer le modèle capitaliste et à sauvegarder les intérêts des lobbys pétroliers au Moyen-Orient. Son leitmotiv à lui était « armes de destruction massive » mais en filigrane cela s’apparente à un delenda Bagdad est. Les extrêmistes israéliens qui entendent détruire l’Etat palestinien, l’Iran qui préconise l’anéantissement d’Israél, etc...
Comme dit Arnold Schwarzenegger dans Terminator 2, « c'est dans votre nature de vous détruire ». La destruction semble s’inscrire dans le comportement humain comme une pulsion obsessionnelle. L’être humain détruit sa propre demeure, ses activités menant la planète à un anéantissement programmé. Les catastrophes écologiques en cours et en devenir, ainsi que les guerres incessantes et la violence généralisée sont parmi les plus grandes sources d’inquiétudes de notre civilisation ; et sont les symptômes de nos besoins consubstanciels de destruction. L’Etat et les lois sont les remparts artificiels que l’homme a dû instaurer pour se contraindre à réprimer ses instincts destructeurs. De même, l’humain a de tous temps manifesté cette vocation destructrice en se débarrassant de ceux de ses congénères enclins à faire aller de l’avant l’humanité et les idées (Socrate, Jésus-Christ, Gandhi, John Lennon, Martin Luther King, Ernesto Guevara, Ahmed Chah Massoud, etc...). Vis à vis de sa propre personne, l’homme a également une propension à l’auto-destruction à travers les divers toxiques qu’il inflige à son corps.
Freud théorisa cette tendance inconsciente sous le terme « pulsion de mort » comme le retour à un état antérieur et, en dernier ressort, le retour au repos absolu de l’inorganique.
«Le but de l’Éros est d’établir de toujours plus grandes unités, donc de conserver : c’est la liaison. Le but de l’autre pulsion, au contraire, est de briser les rapports, donc de détruire les choses. Il nous est permis de penser de la pulsion de destruction que son but final est de ramener ce qui vit à l’état inorganique et c’est pourquoi nous l’appelons aussi pulsion de mort.» (Abrégé de psychanalyse – 1938)

L'instinct sexuel, lui, répond, évidemment, à l'instinct de survie commun à tous les animaux qui agitent leur carcasse sur notre planète depuis les premières molécules organiques de la soupe primitive et se débattent pour perpétuer leur lignée au fil des âges. C'est le fondement de la vie. Le désir sexuel et son accomplissement obsessionnel ont leur source dans une quête de domination que notre inconscient nous pousse à poursuivre à des fins de survie biologique. La loi du plus fort. Pour être plus fort, il faut être. Se dupliquer est une façon d'être plus fort. Etre aimé, séduire, baiser, survivre, détruire, surmonter la peur, éradiquer l'altérité menaçante, manger, sucer, expulser pour créer, dominer, perpétuer.

Sexe et pouvoir, sexe et destruction, sexe et immortalité, blow-job et pogrom.